Samedi 21 juin 2008


Sarkozy, Carla, Sarkozy avec Carla,...
Cette semaine, le refrain semblait se répéter, insistant, puissant, pénétrant avec force jusque dans l'esprit du plus désocialisé de nos concitoyens, contraint par la vie, à l'exercice d'une marche solitaire.
Partout, ou que l'on fut, ici ou ailleurs, l'air en était chargée. Chargée de cet air, de cet musique politico-médiatique incessante, abreuvant nos sens et notre intimité, monopolisant les regards, anéantissant l'information, la vraie, celle de PPD!
Cette semaine, comme celles qui l'ont précédé, et d'ailleurs comme celles qui suivront, Nicolas était partout. Partout, sur les chaînes télévisés, les radios, la presse... mais à un seul endroit,... sur la base militaire de Creil ou bien adroitement, usant toujours de la même rythmique corporelle, -haussement d'épaule et autres soubressauts nerveux- il parvenait à nous vendre sa réforme de la Défense, non sans succomber, probablement convaincu, au partage musical d'un refrain plus qu'entêtant. 


" Il suffit de dire une fois les choses quand on en est convaincu... "


Toujours dans un esprit très musical, lundi dernier (16/06) lors d'un discours devant la communauté française de l'eurosceptique capitale Tchécoslovaque, notre président a souhaité rendre à sa manière, un hommage à l'enfant brayard de Jack, en reprenant avec plus ou moins de talent et d'effronteries téléphoniques, les plus grands tubes de ces dernières années.
Ah... musique quand tu nous tient.








par JT publié dans : RueVrac communauté : Fourre-tout * inclassable
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Jeudi 19 juin 2008

               

Dans la photographie comme dans la vie, tout est est une question de hasard, d'instant et d'endroit.
Une tornade qui frappe le sol à quelques centaines de mètres de vous, un éclaire qui se dérobe au creux des nuages, un regard, un sourire...
Pour capter tous ces instants de vie, toutes ces fulgurances de l'existence, mieux vaut se faire greffer un appareil photo à la place des yeux ou bien faire preuve, comme Lori Mehmen, chanceuse responsable de la photo ci-dessus, de réflexes psychomoteurs surhumains.

Cette photo ainsi qu'un tas d'autres, est disponible via le site d'information du
Boston Globe et de sa section The Big Picture, qui recueille sur le même principe qu'un blogue, les photographies exceptionnelles d'internautes, de particuliers ou de professionnels, avec toujours le souci de nous en mettre plein la vue.

 

par JT publié dans : RueWeb communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 18 juin 2008



Essayez de vous souvenir...
La dernière fois que l'on vous a parlé ou que vous avez entendu parler d'une invention vraiment utile, c'était quand?  Souvenez vous. Un concept, une chose, un truc de génie, n'importe quoi, mais une invention qui vous a paru révolutionner nos modes de vie, changer nos habitudes... 
A part le portable, la
cravate range outils ( accessoirement le rouleau de PQ sur perruque), la bombe atomique et la glacière mobile on ne peut pas dire que ces dernières années aient été particulièrement fertiles en terme d'innovations capables de bouleverser nos habitudes comportementales et surtout, en terme d'innovations capables d'améliorer notre qualité de vie de tous les jours.

Heureusement pour nous, nos médiocres existences tous justes rendues vivables par l'arrivée de
Firefox 3 et nos habitudes bientôt dépassées du transport sur rail, une nouvelle idée salvatrice venue de Taïwan a entamé depuis quelques jours un tour du monde et est parvenue il y a peu, jusqu'à nos oreilles.

On croyait notre TGV, symbole de l'aboutissement parfait du transport de passagers depuis qu'à ce dernier, l'on avait ajouté un étage, accroissant du même coup sa capacité de chargement et son rendement "kilomètres parcourus sur client SNCF". En fait, on avait tort.
On avait tort parce que le TGV, malgré son incroyable vitesse ( somme toute relative) et sa nouvelle contenance, était toujours malgré tout, frappé d'un handicap qui le contraignait au grand damne de ces passagers et des actionnaires SNCF, à marquer ça et là d'improbables arrêts dans des gares insalubres de province désertée.

Ce détail qui rendait imperfectible notre trésor technologique nationale, est pourtant sur le point d'être résolu par une équipe de Taïwanais, qui planchait depuis quelques temps sur un moyen de monter dans les trains sans que ceux-ci ne soient forcés de s'arrêter. Au regard de la vidéo suivante, le principe nous apparaît simple et pourtant, fallait-il encore y penser...





+ Vidéo explicative:







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Mardi 17 juin 2008



                                                     


On connaissait déjà
Sara et Dara, sortes de Barbie et Ken à la mode orientale, censés dispenser le bon goût culturel à l'innocente jeunesse iranienne et freiner l'invasion des jouets de l'occident dépravé, on connaissait moins la poupée Jésus qui parle. A mi chemin entre Action Man, super héros martyr de notre enfance et le fameux Jésus, incarnation de Dieu sur Terre, cette figurine pourra combler les interrogations religieuses de votre enfant et l'ouvrir au monde des Écritures saintes pour seulement 19.99 $.

Au delà de sa toge authentique, de ses sandales cousues mains et de sa chevelure impeccable, Talking Jesus Doll pourra réciter à la demande les versets clés de la Bible tels que les livres de Jean et de Marc ou bien encore l'Exode. Pour cela rien de plus facile, il suffit d'appuyer, comme le disait si bien Barbie, sur le bouton.

Et le site de rajouter: "C'est un bon moyen de créer un lien personnel entre les mots de Jésus et votre enfant".


+ Les autres:

- talking bible dolls



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Lundi 16 juin 2008

                      
                        



Alors que la semaine débute sous les cris déchirants d'involontaires candidats philosophes, assénés d'interrogations à la lecture de mots aussi improbables et insondables que "perception"ou bien encore "conscience", et que les promotions politiques semblent avoir atteint pour certains "fils de", la vitesse de la lumière, je me devais de calmer le rythme des choses et de refroidir certains neurones échauffés en vous proposant un billet intemporel et inutile sur un sujet d'actualité inexistant partout ailleurs qu'ici.

On ne le dit peut être pas assez, pourtant, bien avant  la naissance de ce monde à la marche effrénée, bien avant l'avènement des technologies de la communication, GMail et autre Jean Sarkozy, existait le pigeon. Petit Être de plume à la fiente facile, ce volatile habitué de nos villes n'a pas toujours été aussi mal vu qu'à l'heure actuelle.
Oobject, un excellent site de photos à thèmes nous le rappelle, et entreprend de rendre un hommage aux pigeons "humanisés", aux véritables précurseurs du réseau sans fil, aux héros d'une époque ou les choses n'allaient pas si vite et ou Reuters, alors roi de l'information, préférait se voir envoyé les dépêches à dos d'oiseau plutôt que par convoi ferré.
Postiers intérimaires au cours du XIX siècle, les pigeons étaient également employés à des tâches stratégiques et militaires. Premiers "drônes" volants, certains d'entre eux étaient ainsi munis de caméras ou d'appareils photos durant la première guerre mondiale afin de capter l'état des lignes ennemis et d'adapter en conséquences les stratégies militaires offensives.

Plus étonnant, au cours de la seconde guerre mondiale, un psychologue américain du nom de
Skinner, met secrètement au point le "Project Pigeon" qui vise alors à développer un missile dirigé par trois pigeons ( cf photo). Le principe reposait sur la capacité de ces derniers, par le conditionnement opérant, à diriger le missile en interne, du bout de leur bec. ( lien explicatif ) 



 

 

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Lundi 16 juin 2008




Fake, hoax,...canular. Le phénomène n'est pas nouveau, pourtant il a pris de nouvelles proportions ces derniers jours, relayé bien souvent par la crédulité de blogueurs en mal de sensations, persuadés de révéler aux yeux de la blogosphère une information aussi insolite qu'exceptionnelle.
De plus en plus difficiles à déceler, les hoax prennent de nouvelles formes. 

Si à l'origine le canular informatique revêtait avant tout l'apparence de rumeurs répandues au travers de chaînes mails ou de concepts absurdes tel que
BonsaiKitten, il est aujourd'hui véhiculé par l'image et les médias vidéos qui lui donnent tout simplement par l'aspect visuel qu'ils proposent aux internautes, une certaine légitimité à exister en tant que fait véridique.

Depuis le 28 mai dernier, un drôle de rituel frappait les populations aux quatre coins du monde. Un rituel qui voulait qu'en la présence de trois grains de maïs et de quelques téléphones portables, l'on se met à faire un peu de pop corn...

"Du pop corn! Avec quatre téléphones? Laissez moi rire..."
Alors pour calmer notre hilarité face au doute, on regardait la vidéo jusqu'à ce que, stupéfait, le nez devant notre écran, un filet de bave naissant au coin de la bouche, le pop corn nous apparaisse, jaillissant de la table par le miracle de l'onde électromagnétique. Une expérience bluffante, qui au delà de pousser des centaines de blogueurs au relais vidéo -désormais certains de la dangerosité des ondes émises par le portable- , initia des milliers de gourmands à la réitération de l'exploit.
...Oui mais voilà. Aux tentatives de reproduction du phénomène par les amateurs de pop corn; rien. Pas une explosion de maïs, pas un vol plané du petit grain de céréale! Et pour cause, la vidéo n'était qu'un fake, qu'une pub virale réalisée dans le cadre d'une campagne de marketing pour la société cardosystem, spécialisée dans les accessoires pour portables.



+Vidéo: Le miracle des ondes.




Autre hoax, autre buzz, souvenez-vous depuis quelques jours circulaient plusieurs vidéos prises respectivement d'une caméra de surveillance et d'un téléphone portable. Des vidéos sur lesquelles on pouvait voir un homme s'adonner aux joies du lancé d'ordinateur sur collègues de bureau. Un véritable "pétage" de plombs qui témoignait alors de la relative dureté du travail salarié en Russie.

Cette vidéo entrait en fait, au même titre que la précédente dans la cadre d'une publicité virale pour le prochain film de Timur Bekmambetov,
Wanted. Une vidéo que le réalisateur explique, au travers de son blogue, dénoncer la servitude du travail en abordant les thèmes du désir et de la liberté. Une vidéo qui rajoute t-il, a
suscité, au regard de sa popularité, un écho auprès du public qui s'est retrouvé d'une certaine manière, au sein de cet extrait et pour qui elle apparaît comme une thérapie, comme un moyen mis à la disposition de ses yeux, de se défouler.


+ Vidéo: De la condition du salarié russe.
 




Hoaxbuster, le site qui propose de faire la lumière sur ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.



par JT publié dans : RueWeb communauté : Fourre-tout * inclassable
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Vendredi 13 juin 2008


                 



Hier encore, suffocant, attrapé à la gorge par l'actualité d'un monde à l'agonie, je désespérais de ne trouver à mon avenir, qu'une vie convenable par intérim. Un avenir que j'entrevoyais déjà au travers d'un présent bien sombre, ponctué d'hypothétiques "missions d'existence", entrecoupées de longues périodes de survie. Bref, tout ça; ma clairvoyance pessimiste du futur, mon affliction pour la cherté démocratisée du pétrole, pour la hausse du prix des principales denrées alimentaires, pour l'éviction de PPDA du journal de 20h, me rongeait et plus étonnant, m'avait poussé à la consultation quasi inconsciente d'un article de la FAO sur la pomme de terre.
...Je lus l'article. Ma vision de la patate en fut changée et mon Être, probablement sauvée d'une lourde dépression.

Pour moi jusqu'à présent, la patate n'était rien d'autre qu'un féculent un peu bourratif qui accompagnait le rôti de mes repas dominicaux en famille et accessoirement, un truc dont on se servait pour produire de l'électricité à titre expérimental. Pour la FAO en revanche, la pomme de terre constitue bien plus que ça, et pourrait devenir un aliment stratégique, un élément de la lutte contre le déficit de certaines matières agricoles et au delà, devenir un remède contre la faim au service des pays les plus pauvres.

La pomme de terre joue en effet un rôle clé dans le système alimentaire mondial. Principale denrée nourricière non céréalière du monde, sa production atteignait 320 millions de tonnes en 2007 dont plus de la moitié était destinée à alimenter les pays développés.
Peu intégrée aux marchés internationaux, soumis à des courts fluctuants, la pomme de terre dépend avant tout des coûts de production locaux ce qui en fait une valeur sûre pour la sécurité alimentaire.
De plus en plus, on préconise d'utiliser "l'humble tubercule" en lieu et place des céréales devenus, par leur déficit ainsi que par les spéculations dont ils font l'objet, des denrées trop chères. Dans certains pays comme au Pérou, l'on incite par exemple la population à manger du pain produit à partir de farine de pomme de terre afin de réduire les importations céréalières devenues trop coûteuses.

Si la pomme de terre apparaît aujourd'hui comme le "pain du pauvre" destiné à faire partie intégrante des stratégies de la FAO visant à fournir une alimentation nutritive aux pays les plus touchés par la crise alimentaire, c'est qu'au delà de son coût attractif, cette dernière porte en elle de nombreux avantages.
Riche en glucides (2.1%), chargée de protéines et de vitamine C, la pomme de terre produit d'avantage de nourriture sur de petites surfaces puisque c'est près de 85% de la plante qui est comestible pour l'homme tandis que ce chiffre atteint seulement 50 % pour les céréales les plus rentables. Une richesse nutritive qui a cette avantage sur les céréales de pouvoir être consommée sans transformation industrielle préalable. Ce dernier élément peu paraître relativement anodin. Pourtant le simple fait que la pomme de terre soit une fois cultivée, prête à la consommation, ralentit fortement l'intérêt qui peux lui être porté, notamment par l'industrie agroalimentaire. Ainsi, la pomme de terre restant  avant tout d'usage local, peu insérée dans le marché mondiale, pourrait protéger les paysans du "sud" des processus pervers de domination entre pays producteurs et pays consommateurs et du même coup, diminuer les dépendances alimentaires des pays en développement en multipliant le nombre de leurs cultures vivrières.

D'ici à vingt ans, la population mondiale aura gagné d'après les prévisions moyennes, environ 2 milliards d'habitants. Une population supplémentaire qui se concentrera à 95% dans les PVD. Pays qui connaissent déjà des pressions sur les terres et sur certaines ressources comme l'eau. La pomme de terre pourrait être un élément important des efforts déployés par la communauté internationale pour relever le défi; à savoir garantir la sécurité alimentaire des futures générations tout en préservant la bonne tenue des ressources naturelles et de l'environnement dont nous dépendons.

+ d'articles:

- Focus sur la pomme de terre.
- Pomme de terre, aliment du futur.
- 2008: l'année internationale de la patate.

 

par JT publié dans : RuePropre communauté : Amoureux de nature
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Mardi 10 juin 2008
-AFP Liberty City- le 10/06/08

          
           ( D
es policiers dans l'exercice de leurs fonctions- Reuters)

Courses poursuites meurtrières à répétition, crimes gratuits, scènes de paniques,...
Les habitants de la ville et de sa région, premières victimes de cette vague de criminalité, appels les pouvoirs publics à réagir face à des actes de violences qui ne cesse de rendre leur quotidien toujours plus dangereux et devant la relative incompétence du département de la police locale.

"Hier encore, j'ai été "carjacké" deux fois et j'ai assisté à une dizaine de fusillades à l'arme lourde", témoigne Bryce Dawkins, l'adjoint au maire de Liberty City, qui regrette de rester impuissant face à ce déferlement  de haine et cette montée en puissance générale de la violence ordinaire.
Depuis l'essor de cette criminalité qui a débuté le 28 avril à minuit, ce sont près de 910 000 civils qui ont été  assassinés, soit pas loin des deux dixième de la population totale de Liberty City. En outre, les vols de voitures sont passés de 2 entre la période du 28 mars au 28 avril à plus de 40 000 ces deux derniers mois et le trafic de drogue a connu une véritable explosion, bondissant de près de 750 pour cent.


Une situation inacceptable pour de nombreuses associations citoyennes de quartier qui voient en l'excès d'un relatif laxisme de la LCPD, la causes des violences sans précédents qui frappent la ville. 
Pour beaucoup c'est finalement les méthodes policières d'appréhension des suspects qui ne sont pas adaptées.
Des méthodes qui consistent, dans le plus extrême des cas, à prélever dix pour cent du compte en banque du suspect puis à lui confisquer ses armes pour ensuite le relâcher, en général après quelques heures d'une garde à vue rédemptrice.


" Ce n'est vraiment pas la solution" témoigne un habitant excédé. " Les policiers relâchent un criminel qui, 10 minutes plus tard, après avoir trouvé un flingue sur le toit d'une usine, se remet à tirer sur la foule..."
Et certains d'avouer leur nostalgie pour une époque ou le truand était sévèrement réprimandé, se voyant poursuivi comme au début des années 2000, conjointement par le FBI, les forces armées terrestres et aériennes et ou, malgré parfois quelques obus perdus, l'efficacité en matière d'interpellation était de rigueur.


Autre fait alarmant, certains dossiers internes à la municipalité de Liberty City révèlent que certains auteurs de crimes parviennent à échapper à la police, simplement en regagnant leur domicile et en effectuant une petite nuit de six heures. Une nuit après laquelle les forces de polices semblent instantanément abandonner toutes recherches.

S'ils sont nombreux, habitants et administrés, à pointer du doigt la relative paraisse des agents de police, d'autres accusent leur trop grande réactivité dés qu'il s'agit d'une atteinte directe aux biens des services de sécurité de la ville.
 " Samedi alors que j'étais assise sur un banc à manger un hot-dog, j'ai assisté à une scène incroyable", nous raconte Dolores habitante du quartier de Dukes. "Un type est arrivé au feu rouge, s'est approché d'une berline, a ouvert la portière et puis a violemment jeté son conducteur à terre pour finalement s'emparer de son véhicule"..."Une voiture de police à proximité n'a même pas réagit! Mais quand
une vielle dame juste derrière, a effleurée le garde boue  du véhicule de la LCPD, en avançant un peu trop avec sa Bobcat, un agent de police est sorti furieux. Il  s'est approché au niveau de sa portière et puis la tenue en joue quelques secondes avant de lui tirer une balle dans la tête."


En interne, certains agents anonymes se défendent et attribuent la récente vague de criminalité qui touche la ville au manque de financement et de matériel adéquat.
"Nous ne sommes équipés que pour suivre un suspect dans un petit rayon", déclare un policier attristé. " Si nous avions les moyens et l'autorisation de les poursuivre au delà, nous le ferions."
" Et à ceux qui nous reprochent de faire parfois trop usage de la force" a-t-il répété" rappelez-vous que ce sont pas moins de 850 000 membres
des forces de l'ordre et du FBI qui ont trouvé la mort dans l'exercice de leurs fonctions ce dernier mois."
Des morts qui ne suffisent pourtant pas à expliquer selon beaucoup, le comportement laxiste, parfois abusif des policiers de la ville qui disposent tout de même de 15 postes de polices à travers les quatre arrondissements qui composent Liberty City et d'un nombre d'agents apparemment infini.

par JT publié dans : RueVrac communauté : LA RUE BRIC A BRAC
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Mardi 10 juin 2008



                    good news


Décidément chez Google, ils sont vraiment sympas... Non content d'apprendre de nous au travers de nos recherches et de nos soudaines envies de savoir, afin de mieux répondre à nos attentes, le moteur de recherche américain se la joue désormais altruiste en épargnant à notre émotivité, les actualités du monde plus trash qu'une collision à pleine vitesse entre deux trottinettes de plastique.

Fini donc les éboulements de terrain sur petit village chinois, les crimes passionnés à coup de truelle, les explosions terroristes et autres affres de nos sociétés modernes ultra-violentes, élevées à grands renforts de dessins animés japonais tels que Dragon Ball Z ou bien encore Au pays de Candy
Désormais grâce à Google et sa
version édulcorée de l'actualité vous pourrez vivre heureux en vivant caché des maux planétaires quotidiens.

Au programme donc, peace and love, fleurs coruscantes et petits lapins blancs pour la Terre qui se réveille avec pour une fois, des information anti-dépressives à base de réconciliations sino-tibétaines ou bien encore de renaissance démocratique irakienne...

par JT publié dans : RuePropre communauté : Fourre-tout * inclassable
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Lundi 9 juin 2008

         
        


Alors que Barack Obama est devenu officiellement depuis ce week end le candidat du camp démocrate pour la course à la présidence des Etats-Unis, en obtenant le nombre suffisant de délégués au cours des deux dernières primaires, les citoyens américains et au delà, les citoyens de la Terre, voient en cette "petite victoire" historique, les prémisses d'un changement politique et bien plus, y voient une chance pour le monde et ses minorités de recouvrer un certain espoir au travers de l'ascension symbolique d'un homme, qui revendique ses origines Kenyanes et porte avec dignité la couleur qui fut par le passé, le fruit de la ségrégation et de l'inégalité entre les hommes et les femmes d'une certaine Amérique des préjugés.

Si aujourd'hui, l'Histoire des Etats-Unis ne nous donne pas à voir de situations similaires, elle peut cependant nous évoquer la vie et l'oeuvre d'un pasteur Baptiste, militant noir et courageux pacifiste, fauché par l'ogre de la haine et élevé au même titre que Malcolm X, au panthéon des martyrs de la liberté. Un martyr, un noir; un homme avant tout, qui a su marquer cette histoire de ses certitudes et donner les moyens en héritage à toute une génération, de s'émanciper et de franchir le seuil de la haine jusqu'à devenir au travers de l'incarnation d'Obama, les citoyens blancs, noirs et métisses des futures "Amériques" réconciliées.

Vous aurez remarqué que le titre de l'article ne se pose pas en interrogation mais est plutôt ici, le produit de  mon sentiment. Un sentiment probablement partagé par de nombreuses personnes, un sentiment sans doute déjà admis mais qui engage à quelques explications et va me servir de prétexte à un petit retour sur l'histoire et les convictions d'un homme qui légitiment presque à elles seules, par leurs expressions, la véritable "Obamania" qui déferle actuellement des deux côtés de l'Atlantique. 

Ce n'est certainement pas le hasard, ni même la volonté de Dieu...
Si Barack Obama en est ici aujourd'hui et d'ailleurs même, s'il a pu étudier à l'Université de Columbia puis à Harvard et connaître ce parcours politique, ce n'est pas en premier lieu grâce à la force de son acharnement, ce n'est pas non plus grâce aux appels de toute une partie de la nation américaine en mal d'égalités, de social et fatiguée de voir l'image de son pays dépérir aux yeux du monde comme dépérissent ses soldats sur les terres irakiennes.
Non. Si Obama en est à briguer la présidence de la Maison Blanche, c'est uniquement grâce aux cris d'un homme, grâce aux engagementsde Martin Luther King, apôtre de la non-violence et investigateur d'une Amérique égalitaire, arrachant aux bas lieux communs qui régissaient alors la vie des citoyens américains, le véritable sens du mot fraternité.

A l'arrivée de Martin Luther King sur le devant de la scène médiatiqe américaine dans les années 50, on pourrait presque comparer les Etats Unis à l'Afrique du Sud de l'apartheid. C'est dans les anciens états de tradition esclavagiste, au sud, que la prégnance du ségrégationnisme, héritée en partie des lois Jim Crow alors toujours en vigueurs, reste la plus forte et ou les tensions entres les communautés blanches et noires sont les plus acerbes. Intimidations, chantage, attentats et assassinats rythment la survie des afro-américains. Transports en commun, scolarité, santé, citoyenneté; les droits accordés aux peuple noir et les moyens qui lui sont alloués restent souvent bien inférieurs à ceux dont bénéficient les populations blanches.
Des inégalités qui, sublimées par le déferlement de haine des ségrégationnistes blancs vont pousser au cours de la décennie 50, les consciences opprimées à la lutte pour la reconnaissance de nouveaux droits civiques. Martin Luther King sera l'une de ces consciences, il en sera d'ailleurs le porte parole dés 1955 avec l'affaire du boycott de la compagnie de transport urbain de Montgomery ( la ville ou il exerce son statut de Pasteur). Un boycott qui se voit débuter par le courageux refus d'obéissance d'une certaine Rosa Parks alors collée à son siège d'autobus.
Durant plus d'une année, les protestations "pacifistes" vont marquer les rues de leur présence et de leur assiduité. Les saisons qui suivent les premières révoltes vont finalement conduire, non sans obstacles, le fameux rêve de King jusqu'à Washington, ou il finira par obtenir du président Lyndon B. Johnson l'abolition officielle de la ségrégation ( à défaut de l'abolition des esprits ségrégationnistes) par la signature en 1964 du Civil Rights Act et l'année suivante du Voting Rights Act qui ouvre le droit de vote à la minorité afro-américaine.


Alors voilà... Sans Martin Luther King, sans les combats précédents et suivant sa disparition mystifiée, de centaines de noirs, pasteurs, citoyens, anonymes; ou serait à l'heure actuelle Obama? Question idiote me direz vous... Bon alors demandons nous plutôt ce qu'Obama a, par la force de son épiderme ( mais pas seulement pour éviter la question rhétorique...), de Luther King? En quoi Obama, et parfois malgré lui, est-il le digne héritier du Docteur Martin Luther King?

Bien que métisse, Obama revendique sa "négritude" tout comme l'Amérique le définit comme noir avant de voir dans la couleur de sa peau l'expression d'un quelconque mélange "inter-racial". ( >A lire sur le sujet, l'
article de Rue 89)
Si Obama est avant tout logiquement un héritier des combats de Martin Luther King ( au travers de ses racines africaines et de sa situation politique), il en devient ce symbole même de l'héritage pour de nombreux partisans, à l'image de John Lewis, ancien compagnon de route de King qui a soutenu au début de la campagne, l'adversaire féminine de Barack Obama et qui au cours du mois de février dernier à brusquement changé de positions. Ce que beaucoup voient en lui c'est finalement un porte parole, au même titre que l'était King. Un homme capable comme le pasteur, de créer un esprit fédérateur, d'initier un mouvement qui transcende le communautarisme et ne s'oriente pas vers un repli, de rassembler les "races" et de personnaliser ce que l'Amérique à de meilleur dans la tolérance et le respect.
 Au travers d'Obama et de ses intentions pour une Amérique plus juste, c'est le combat en partie avorté et le rêve d'intégration de Martin Luther King que bon nombre de citoyens perçoivent. 

Obamas'il est perçu comme l'héritier de la lutte pour les droits civiques se pose clairement en défenseur de l'intégration des noirs dans la société américaine et entend franchir, sans user de la préférence ethnique, l'impasse raciale dans laquelle il disait il y a peu, le pays se trouver.
Et c'est en partie vrai pour ce qui relève de l'impasse. On assiste depuis plusieurs années maintenant à un retour sournois de la séparation raciale, à une "reségréguation" notamment dans les écoles du primaire ou plus de la moitié      ( 65 % ) d'entre elles pratiquent certaines de ces formes.

Bien entendu, la comparaison d'Obama avec Martin Luther King s'arrêtera là, car au delà de cet héritage que je suppose comme logique, ses ambitions, son passé, son éducation nullement issue de la culture afro-américaine et sa vision politique du monde en font un homme politique à part entière, porteur d'un humble patriotisme pour cette Amérique qui l'a vu grandir et lui a finalement donnée toutes ses chances.



supports:
.Propos de Pap Ndiaye; Obama déculpabilise l'Amérique; JDD; février 08
.M. A. Combesque; Martin L. King Jr. Un homme et son rêve; Editions du Félin; 2004.
.Sylvie Laurent; Obama rattrapé par le spectre de King; Le Monde; mai 2008.

par JT publié dans : Etats Unis communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 6 juin 2008



Allez..., même si ce post est en partie inspiré d'un billet de l'excellent blog
Bienbienbien, je me devais de vous le faire partager.
Il arrive parfois qu'une publicité nous saute aux yeux pour diverses raisons.
Par forcément visible au premier abord, la dérive publicitaire, chargée la plupart du temps d'un cynisme offensant, vous apparaît quelques fois au détour d'un détail, d'une phrase, d'une image...

        outlander

Une offense qui, à l'instar de cette publicité pour un 4X4 aux dimensions supra-naturelles, se matérialise à la lecture de plusieurs éléments. Au delà de la forme géométrique rouge sur fond blanc qui n'est pas sans nous rappeler les couleurs du pays du soleil levant, ( jusque là rien à dire...) il nous est donné de lire une charmante phrase d'accroche publicitaire.
 " Conçu et développé au pays des accords de Kyoto"...

Qu'on le veuille ou non, le slogan couplé à la photographie du 4X4 lâché dans son milieu de prédilection, défonçant la route et arrachant à la dune les quelques racines d'herbacées qui la maintenaient encore à peu près stable, légitime la propreté du produit et pousse notre esprit à l'assimilation de deux matérialités apparemment antagonistes. La valeur ajoutée environnementale des accords de Kyoto est certainement la plus forte que l'on puisse trouver à l'heure actuelle, si l'on exclu bien entendu de prendre en compte l'image outrageusement  bienveillante de notre Borloo de ministre, adepte de certains apéritifs au naturel.

C'est celle qui, avec le sommet pour la terre de Rio en 1992, interpelle sans doute le plus, fédère un maximum de publics sur la question environnementale et finit par eclipser presque complètement par les forces idéelles qu'elle "véhicule", l'image négative du produit.
Une éclipse totale des impacts du 4X4 sur l'environnement qui, comme nous pouvons le voir sur le cliché, pousse même le plus abruti des gosses, habitué des "c'est sale" et autres "caca" sur carosserie, à vous témoigner de son plus grand respect. ...Qui sait, par votre démarche de consommateur averti vous venez peut être de sauver les enfants de cet enfant.

Alors, dérive publicitaire ou pas?
Sans doute, si l'on se base sur le fait que, malgré l'esprit "écolo" auquel cette publicité tend à faire allusion, ce 4X4 rejète environ 180 grammes de CO2 au kilomètre, alors que le malus écologique fixe une limite de rejet de 160 grammes... ( + le site de l'alliance pour la planète 
)

La seconde publicité, d'un tout autre genre peut prêter à sourire tant elle nous apparaît malsaine. Censée venter les mérites et les joies du maniement de l'arme à feu en famille, cette dernière nous présente une série de fusils à plomb qui vont de la simple carabine à l'arme de précision. Le plus absurde, bien qu'il ne sagisse pas  ici de véritables armes à feu, c'est certainement l'association de ces produits au milieu familial qui transparaît au coeur d'une mise en scène parfaitement amorale ( d'un point de vu très français).


                               


 Alors que la joie se lit sur les visages radieux de la petite tribu, les parents contemplent leurs trois enfants qui commencent tout juste à se faire leurs mains sur les vrais faux fusils d'assaut. Bien que le petit Kevin, 6 ans, semble avoir encore un peu de mal avec la tenue de l'arme, Jenny, 10 ans et Sam l'ainé paraissent fins prêts à tâter leur arme du bout de la gâchette. 
Voilà un noël dont ils se souviendront assurément... surtout après que Kevin ait eu la malheureuse idée de tenir en joue Maman, qui pour se rendre intéressante, avait imité un bref instant le frêle cri de l'épervier.

Personnellement, je commence à me lasser de mon pistolet de plastique et de ses petites fléchettes ventouses... Je veux ces air guns!!!
( + un site 
qui propose d'autres publicités pour toute la famille )


par JT publié dans : RueCrade communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 4 juin 2008

John Stewart, l'excellent présentateur de l'émission satirique The Daily Show diffusée sur Comedy Central, revient sur les carences en vocabulaire qui semblent toucher le génialissime George W. Bush depuis quelques temps. On y voit le "toujours Président" revenir avec force sur un mot génial, qu'il ne se passe pas d'employer à toutes les sauces. Tant tôt lors d'un discours solennel sur les soldats d'Irak, tant tôt aux côtés du très groovie J.P. du Vatican, George accumule les trivialités langagières et les pitreries présidentielles...

+vidéo

par JT publié dans : RueVrac communauté : LA RUE BRIC A BRAC
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