
Désormais chez Leclerc, le consommateur pourra, en plus de culpabiliser sur un achat inutile*, se flageller en découvrant au travers de quelques articles innocents, la dimension de son
irresponsabilité environnementale.
Depuis hier, la chaîne E. Leclerc a en effet décidé de faire apparaître juste à côté du montant des articles, leur poids respectif en émission de CO2.
Pour le moment, limitée aux centres commerciaux des villes de Templeuve et de Wattrelos dans le Nord, cette expérience vise bien entendu à responsabiliser le client vis à vis de ses achats et et
son empreinte "écologique".
Un site internet est également mis à disposition des consommateurs qui souhaiteraient en savoir plus sur ce qui se cache derrière ces quelques kilos et
bourrelets carboniques.
Cette mesure pourrait entre autre amener le comportement de certains consommateurs à changer ou en tout cas modifier des habitudes de consommation.
CafeCroissant, publiait il y a peu un article sur le poids que pouvait représenter en terme de "dépense énergétique" certaines importations de
fruits ou de légumes.
Des denrées normalement "saisonnières" qui remplissent pourtant toute l'année les étales de nos grandes-surfaces. A titre de comparaison:
1 botte d’asperges du Mexiqueimportée par avion (11’800km) et achetée en février nécessite 5 litres de
pétrole. 1 botte d’asperges de Genève achetée en mai, nécessite 0.3 litre de pétrole .
L'expérience initiée par Leclerc intervient après la préconisation du Grenelle, de rendre obligatoire cette pratique à partir du 1er
janvier 2011.
(*): produit de meilleur qualité dont le prix souvent élevé met en péril les fins de mois de certains petits revenus.

Avant l'arrivée d'internet et de son altruisme consubstantiel, notre esprit se morfondait sur le destin de milliards d'êtres humains dans la faim et le besoin sans qu'il fut possible à notre corps
léthargique, d'esquisser alors, le moindre geste de volontarisme physique.
Aujourd'hui, on se morfond toujours, mais ce qui a changé, c'est que l'on a désormais la possibilité d'agir sans véritablement mettre en péril notre fainéantise innocente.
Depuis plusieurs mois, des associations ont fait le pari de venir "concurrencer" le géant Google afin de récupérer à des fins humanitaires, l'argent généré par la masse publicitaire en
ligne.
Le principe, d'une extrême simplicité, se base sur la fréquentation. Ainsi, plus celle-ci s'avère importante sur un portail de recherche, plus elle est susceptible de rapporter... Le web qui ne
connaît pas la crise entend bien servir, au travers de ces jeunes "sociétés", de tremplin économique pour la naissance de nombreux projets humanitaires.
Si certaines se revendiquent pour le moment du statut associatif comme par exemple www.doona.fr, crée en 2006 par 3 lycéens, d'autres comme www.VeoSearch.frentendent bien "surfer" sur la vague du business du web
humanitaire.
Véritable petite start-up, l'entreprise VeoSearch, initiée par plusieurs diplômés d'HEC, travaille actuellement en partenariat avec Yahoo ainsi
qu'avec une dizaine d'associations aussi bien environnementales, qu'économiques, ...
Au mois de mars, VeoSearch enregistrait un chiffre d'affaire de 21 500 euros. Chiffre d'affaire dont la moitié est dédié à rejoindre les fonds d'associations partenaires.
De belles initiatives qui, en plus de nous donner bonne conscience, participe d'un développement plus juste du monde et de son environnement.
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