En ce moment il ne fait pas bon, si l'on est chien ou poisson rouge, s'aventurer aux abords immédiats d'une galerie d'art.
...Pourquoi donc?
Et bien parcequ'il semble que ces dernières années, un certain monde artistique se soit auto-proclamé "bourreau du vivant" en présentant plusieurs "oeuvres" chocs, mettant en scène des
animaux au plus proche de leur mort.
La pratique n'est pas nouvelle ( dans le domaine artistique) pourtant elle a récemment suscité l'indignation
de nombreuses personnes ainsi que des principaux groupes de protection de la condition animale.
Guillermo Vargas Habacuc, "artiste" de son État a ainsi présenté, lors d'une exposition en 2007 une "oeuvre" qui n'était autre qu'un chien attaché par une très courte corde et livré
à son triste sort.
Privé de nourriture et d'eau, l'animal a finalement succombé d'inanition sous les yeux émerveillés et emplis d'interrogations des visiteurs de la galerie.
Oeuvre finalement reconnue, le chien agonisant de Habacuc a reçu le droit de participer cette année à la très "classieuse" Bienale
Centroamericana de Arte au Honduras. Un rendez-vous qui va finalement obliger Habacuc à la réitération de son concept artistique.
Toujours dans le thème "Les animaux n'aiment pas les artistes" ( version soft), en 2003, au musée de Trapholt
(Danemark), une oeuvre controversée du danois Marco Evaristti, adepte du Shock Art, mettait en scène une série de mixeurs dans lesquels baignaient innocemment de paisibles poissons
rouges.
Cette fois-ci et contrairement au chien, la mort intervenait brutalement selon la volonté plus ou moins "zoocide" d'un visiteur un peu curieux.
Dés la première présentation au public, deux malheureux poissons avaient fini en bouillabaisse provoquant un véritable tollé ( ainsi que des poursuites judiciaires) chez certains
"pisciphiles".
Le directeur du musée, premier visé, a finalement été relaxé ( avril) au motif que les poissons n'avaient pas réellement souffert de l'acte artistique.
+ Une pétition pour empêcher les méchants artistes de réitérer leurs exploits.
+En attendant de mixer, regardez ce que les japonais font avec leurs poissons rouges...
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le: 16/04/2008 10:39:15
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Parce que l'artiste a mis a la disposition des visiteurs le moyen de tuer les poissons, c'est lui qu'on accuse. Pas le visiteur, qui lui, a décidé de tuer les poissons. Facilement, en appuyant sur un bouton.
Alors que c'est le visiteur, le responsable. Pas le conditionnement extérieur.
Dans le cas du chien, je ne connais pas le positionnement de l'artiste. Mais on peut supposer encore une fois qu'il s'agissait de laisser la vie de l'animal entre les mains du visiteur, pour "tester" la force de sa liberté sur le conditionnement social (peur de "casser" l'oeuvre en libérant le chien).
Et finalement, celà montre bien la faiblesse de la volonté sur les conditionnement sociaux.
Dans les deux cas, pour moi, le centre de l'oeuvre, c'est le visiteur avec sa volonté.L'humain, capable du pire pour peu qu'il ne se sente pas responsable et qu'il rejette la faute au conditionnement, ou aux éléments externes.
Voir dans la même idée, l'experience de Milgram : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Anarchie/video/xjqk2_autorite-danger_news